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    Soirée qui se passa dans la joie et la bonne humeur, le courant passant bien entre Curtis et Katryn, au grand soulagement d’Ophélie qui craignait que, pour une raison X ou Y, cela ne soit pas le cas. Katryn ne manqua pas de taquiner sa sœur en signalant à son petit ami le stress de cette dernière quant à soirée. Il rit, n’étant absolument pas étonné de cette révélation. Il avoua qu’il n’osait pas imaginer comment elle sera lorsqu’il la conduira jusqu’à son village natal pour la présenter à ses parents, aux prochaines vacances de Pâques. La jeune femme le regarda avec surprise, et il éclata de rire en affirmant qu’il n’allait pas attendre des années avant de l’emmener sur les lieux où il a grandi. Elle n’avait pas tardé avant de le présenter à sa sœur, il allait en faire de même avec ses mamans ! Il ajouta ensuite sur un ton rassurant qu’elle ne devait pas s’inquiéter, qu’ils avaient tout le temps d’en parler, et que ses mères n’étaient absolument pas méchantes.

    -Cela ne fait pas drôle de grandir avec deux mamans ? Demanda au bout d’un moment Katryn avec précaution, craignant de froisser le jeune homme qui lui répondit avec le sourire.

    -Honnêtement, non. Pour moi, elles sont mes parents. Le fait qu’elles soient deux femmes, et ne répondent donc pas au schéma traditionnel de la famille, ne changent rien. Elles m’ont adopté à la naissance, j’ai toujours vécu ainsi et j’ai toujours trouvé ça normal. Ce n’est pas parce que je n’ai pas de père que ça a perturbé ma vie.

    -Et avec les autres, ce n’était pas trop dur ? Demanda-t-elle de nouveau, devant le regard réprobateur de sa sœur, qui était plutôt embarrassée par ses questions. Sachant que le sujet était sensible pour Curtis, elle craignait que sa sœur finisse par agacer son petit ami. Ce dernier lui prit aussitôt la main, afin qu’elle se calme, avant de lui assurer qu’il avait l’habitude de ce genre d’interrogations, et que tant qu’il n’y avait pas de jugement de valeur, cela ne le gênait absolument pas.

    -Un peu, mais avec le temps, j’ai relativisé. Ils répétaient bêtement ce qu’ils avaient entendu, et ne comprenaient pas ma vie. Et puis, cela ne m’a pas empêché d’avoir des amis qui eux, n’hésitaient pas à leur remettre les neurones en place s’ils allaient trop loin ! Ajouta-t-il avec amusement, se souvenant de Keith qui jouait des poings, Alicia qui était passé maîtresse des répliques cinglantes et Lucile qui se moquait ouvertement de l’imbécilité de leurs camarades qui n’avaient rien de mieux à faire d’embêter un gentil garçon qui n’avait rien demander à personne. 

     

     


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