• 620

    620

    -Katryn ? L'appela alors Carson, inquiet pour la jeune femme après avoir remarqué ses tremblements. Cette dernière se retourna alors, affichant encore un regard plein de larmes et un visage désabusé. -Tu veux que je reste avec toi ? L'agence peut attendre encore un peu, et je n'ai pas spécialement envie de te laisser toute seule. 

    -Ça va aller Carson. Tenta-t-elle de le convaincre, mais sa voix déraillant trahit son absence d'assurance. Il faut quelqu'un pour ouvrir l'agence cette après-midi... Et... 

    -Katryn, dis moi ce que tu veux que je fasse, et je le ferai. L'agence doit être le cadet de tes soucis en ce moment, alors laisse-moi m'occuper de tout. 

    -Contente toi d'annoncer une fermeture exceptionnelle. Lui demanda simplement la jeune femme après une brève réflexion. Deux semaines pour... Une remise à niveau de nos serveurs... Et de rangements de nos dossiers... Bredouilla-t-elle, incapable de réfléchir correctement, ne parvenant pas à réaliser qu'une telle excuse ne duperait personne. Puis, devant la moue dubitative du jeune homme, elle ajouta. Contente toi juste de ça Carson. Ça sera mieux pour tout le monde si on ferme.

    620

    -Très bien, je vais organiser pour une fermeture dès demain. Confirma le jeune homme en se voulant rassurant. Ne t'en fais pas, je gère cela, tu n'auras rien à faire. 

    -Merci Carson. Sourit brièvement la jeune femme, tout en baissant tristement la tête. Pour tout. 

    -Il n'y a pas de quoi. Si tu as besoin de parler, ou autre, tu peux m'appeler. De jour comme de nuit, cela ne me dérange pas, n'hésite pas. Lui rappela-t-il sans manifester une once d'hésitation. Il lui sourit gentiment, puis s'approcha d'elle pour lui déposer un baiser plein de compassion sur la joue. Il lui promit de l'appeler le lendemain pour prendre de ses nouvelles, et lui réaffirma qu'il était là pour elle si jamais elle en manifestait le besoin. 

    En posant la main sur sa joue, Katryn ne put retenir un sourire, touchée par l'attitude de Carson. Le jeune homme se mettait en quatre pour elle, pour la soulager et l'aider du mieux qu'il pouvait, et elle ne pouvait rester de marbre face à tant de gentillesse et de compassion. Dès qu'elle sera en état d'aligner deux pensées cohérentes, il faudra qu'elle songe à le remercier correctement. Une telle attitude ne pouvait se contenter d'un simple merci. 

     

      

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment



    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :