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    Plus tard dans la journée en début d'après-midi, Océane Mimosa tentait de s'accorder une petite sieste digestive, pour profiter ainsi du calme de son appartement et de sa journée. Enfin, surtout pour que cette nouvelle longue journée se déroule plus rapidement. Depuis que la jeune assistante de Katryn Meteyer a été mise au repos forcé par son médecin, elle trouvait ses journées horriblement longues et ennuyeuses, d'autant plus qu'elle devait limiter ses déplacements pour rester un maximum allongée, voire assise. 

    Il fallait qu'elle évite le stress, que lui avait dit le médecin qui l'avait examiné à l'hôpital. Que c'était pour le bien du bébé. 

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    "Pour le bien du bébé"

    Cette expression tournait en boucle dans l'esprit de la jeune femme, qui passait son temps à s'interroger sur son avenir. Elle repensait à son passé, à ses décisions, et sur qu'elle allait advenir. Déstabilisée par les événements, elle ne parvenait pas à réfléchir correctement. Depuis son agression, elle essayait de penser à elle avant tout, pour tenter de se reconstruire malgré le destin qui semblait décidé à lui jouer des vilains tours.

    Mais jamais elle n'avait songé à penser "pour le bien du bébé". Cet être vivant qui était en train de se développer tranquillement dans son ventre, loin des préoccupations du monde extérieur, protégé des problèmes. 

    Et c'est bien cela qui perturbait Océane, au point qu'elle soupirait lorsque seulement cinq minutes venaient de s'écouler. 

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    Lorsqu'elle a découvert qu'elle était enceinte de son violeur, elle avait refusé la possibilité de l'avortement en raison de ses convictions personnelles. Mais jamais elle n'a pensé "pour le bien du bébé". Est-ce vraiment "pour son bien" de le laisser naître, de grandir et de savoir un beau jour qu'il est issu d'une agression sexuelle ? 

    Lorsqu'elle se demandait si elle allait le faire adopter ou si elle allait l'élever, elle essayait de déterminer ce qui serait le mieux pour elle et sa reconstruction. Mais jamais elle n'a pensé "pour le bien du bébé". Serait-il mieux dans une famille adoptive où il ne connaîtrait pas ses origines ? Ou serait-il plus heureux en grandissant auprès de sa mère ? 

    Océane ne parvenait pas à trouver des réponses, et cela la perturbait depuis des jours. Parfois, elle n'arrivait même pas à trouver le sommeil. 

    La seule chose dont elle était certaine, c'était qu'elle a eu terriblement peur pour lui lorsqu'elle s'était pliée de douleur suite à des contractions anormales. 

     

     


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