• Je me suis toujours demandée comment ce serait passées les choses si j'avais fait des choix différents. Si je n'étais pas ce que je suis, mais quelqu'un d'autre qui me ressemblerait physiquement, mais qui ne serait pas moi. Je ne saurai jamais, puisque je suis comme je suis, et que l'on ne peut pas revenir en arrière.
    Je ne cesse de repenser à une époque où tout était plus simple, où je ne me prenais pas la tête pour des choses futiles, sans importance. En fait, je ne me prenais pas la tête sur grand chose, puisque j'étais toujours dans mon monde, coupée de la réalité. Cela me faisait tellement de bien d'être ma tête. Là au moins, j'étais en sécurité, j'étais libre, je faisais ce que je voulais, et personne ne pouvait m'interdire quoique ce soit. Quand j'étais petite fille, je m'imaginais princesse, et adolescente, je m'imaginais la tête du mec parfait.
    Oui, à cette époque, tout était bien plus simple. Mais aujourd'hui, j'admets que j'aurai aimé que ma mère me dise : « Il serait peut-être temps que tu te bouges Charlee. La vie est dure, et elle n'est pas livrée avec un mode d'emploi. Ce n'est pas en restant dans ta bulle que tu vas avancer. Vois-tu, dans la vie, il faut se tuer à la tâche, bosser pour un patron qui veut du profit, et encore du profit. En plus, il faudrait que tu paies les cotisations et les impôts, parce que vivre, ce n'est pas gratuit. Oui, la vie est dure, mais on n'a pas le choix. Des personnes crèvent de faim, d'autres se tuent au travail pour les plus aisés. Chacun sa merde. Crois-moi, ce sera ça toute ta vie. Tu vas passer ton temps à bosser, bosser et encore bosser, pour même pas récolter une miette. Et oui, elle est dure la vie, elle est dure. Et il serait peut-être temps que tu ouvres les yeux, que la vie n'est pas rose.» Oui, j'aurai aimé qu'elle me dise ça... Non, en fait, elle me l'a dit, mot pour mot, entre deux verres de whisky en rentrant de son travail qu'elle détestait, à chaque fois qu'elle recevait mon bulletin. Mais comme d'habitude, je ne l'ai pas écouté.
    Parce qu'à cette époque, je n'avais d'yeux que pour mon ange blond de mes rêves. J'aurai fait n'importe quoi pour lui. Je lui aurai même donné ma vie, mon existence, tout ce qui faisait que j'étais moi. Oui, j'étais amoureuse d'un rêve.
    L'ennuie, c'est qu'à force, et en si peu de temps, je n'arrivais plus à distinguer du rêve et de la réalité. Tout était embrouillée dans mon esprit. Mais le pire, c'est que je m'en fichais. Au contraire, j'étais plutôt heureuse. Je voyais davantage mon ange blond.
    Non, je ne me droguais pas. J'étais parfaitement lucide. Je m'enfonçais volontairement, tête baissée, dans un autre monde.
    Sauf qu'à force de plonger dans l'imaginaire, ça a fini par se retourner contre moi. Et aujourd'hui, le piège s'est refermé sur moi, et je ne peux plus en sortir.
    Je ne peux plus rien faire, tout est fini. La seule chose que je peux faire, c'est essayer de me rappeler comment j'ai pu en arriver là...

    Je m'appelle Charlee Beaulair, et voici mon histoire...
     
     

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  • Bienvenue

     

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    Mis à jour du 30/01/2020 

    Ca me fait tout drôle de revenir ici, après autant de temps... Je ne sais pas s'il y a beaucoup de monde qui passe encore par ici, mais sait-on jamais. 

    Je sais que ça fait longtemps que je ne suis pas venue ici, et que je n'ai pas posté la suite de WWFM. Avec mes études, j'ai tout simplement perdu l'envie d'écrire. Mes études m'ont pris trop de temps, trop d'énergie, l'envie d'écrire et de jouer aux sims n'étaient plus là. 

    Puis, j'ai terminé mon Master. Fini les études, un peu plus de liberté ! Petit à petit, je me suis remise à jouer aux sims, comme ça, pour le plaisir de jouer. Aucune pression d'histoire derrière, juste pour le fun. J'ai même fini par compléter entièrement la collection des extensions/gamepack/kit des Sims4, là où auparavant, j'achetais juste les extensions. 

    J'ai commencé à traîner sur le forum des Sims 4 aussi. J'y ai découvert des histoires, et des challenge. Puis, j'ai décidé de me relancer dans un legacy, plus sérieux que mes précédents essaies, mais sans trop de succès... Pas par absence d'envie, mais parce que j'ai découvert le Not So Berry Challenge, un autre challenge sur 10 générations, et depuis, je m'amuse avec ce challenge ! J'ai créé une histoire autour des règles pour les différentes générations, et je me suis attachée à ma famille. 

    Je n'en ai pas parlé plus tôt, pour ne pas faire un effet "pétard mouillé". Annoncer un retour à l'écriture pour au final, abandonnée ensuite. Mais là, je me suis remise en selle. Ca fait plus d'un an que je me suis lancée dans le NSBC, et que je publie la suite des aventures de mes personnages régulièrement. Actuellement, j'en suis à la génération 3 (qui l'eut cru ?). 

    Si cela vous intéresse, je vous passe le lien, ici et également dans la colonne de gauche. Vous avez de quoi lire avant d'en arriver au bout ! N'hésitez pas à faire un signe si jamais vous y avez jeté un oeil ! 

    Pour la suite de WWFM... Et bien, je ne garantis rien. Pour le moment, l'envie n'est pas là et je suis à fond sur mon NSBC. D'autant plus que depuis, j'ai du changer de PC et que j'ai perdu les terrains (mais pas les sims, c'est déjà ça). Mais j'ai un peu la flemme de devoir refaire, encore, les terrains et les décors (même si je me suis nettement améliorée en construction depuis !). Je n'ai pas pris de décision définitive encore, car malgré tout, je suis attachée à cette histoire. J'ai du mal à admettre encore aujourd'hui que je l'abandonne. Quoiqu'il en soit, si cela termine comme cela, je prendrais le temps d'écrire un bon long résumé détaillé pour vous raconter la fin de l'histoire. Car elle mérite d'en avoir une, quand même. 

    Peut-être vous croiserai-je sur le forum, peut-être ici dans un commentaire, et j'en serai ravie. Dans tous les cas, portez-vous bien ! 

    Estelloo. 

     

      


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  • Ce jour-là était un jour comme les autres dans ce lycée générale. Les élèves s'ennuyaient en cours, les professeurs tentaient tant bien que mal à attirer leur attention et à les empêcher de faire n'importe quoi. Sauf dans une classe de première, qui avait un cours de français avec un certain Monsieur Torwell. Les élèves écoutaient avec attention, prenant soigneusement des notes. Enfin, surtout les jeunes filles, puisque les garçons luttaient contre eux-même pour ne pas s'endormir. Le professeur s'en est toujours amusé d'ailleurs, lorsqu'il vantait les mérites de ses élèves, surtout des adolescentes. Ces dernières buvaient les paroles de leur professeur -un petit jeune brun aux yeux bleus- et leurs notes grimpaient en flèche durant l'année.

    Sauf pour le cas d'une élève, qui elle conserve le même 12 de moyenne. Elle écoute d'une oreille distraite le cours, ne faisant pas tellement attention à ce qui est entrain de se passer. Elle est au fond de la classe alors que la plupart des filles sont devant, et attend patiemment que le temps passe. Non, en fait, cette jolie rouquine ne se contente pas d'attendre, elle est dans la lune, à vrai dire. L'adolescente, pense, rêve à autre chose. Elle s'imagine des petits scénarios rigolotes, même si elle rêve d'histoires d'amour le plus souvent...

    -Mademoiselle Beaulair, ce n'est pas parce que vous portez un nom qui ressemble beaucoup à celui d'un auteur célèbre du XIXème siècle que vous pouvez vous permettre de ne pas écouter en cours ! L'interpelle vivement le jeune professeur de français, la faisant ainsi sursauter.

    -Excusez moi. Bredouille-t-elle timidement, revenant ainsi à la réalité.

    -Soyez plus attentive ! Ajoute-t-il sévèrement, avant de reprendre son cours.

    La jeune fille baisse la tête, un peu honteuse d'être prise en faute de cette manière. Elle sait que le cours de français n'est pas le cours le plus idéal pour rêvasser, d'autant plus qu'il y a le baccalauréat à la fin de l'année et que le professeur ne laisse rien passer, mais c'est plus fort qu'elle. Elle éprouve comme un besoin de penser à autre chose, qu'à son triste quotidien sans importance.

    La sonnerie retentit, et tous les élèves se pressent à ranger leurs affaires, n'écoutant déjà plus le professeur. La jeune fille fait de même, et se dépêche de sortir, tout en baissant la tête pour ne pas que Torwell ne la remarque.

    -Mademoiselle Beaulair, venez un peu par ici. J'aimerai vous parler. L'interpelle ce dernier, d'un ton sec.

    L'adolescente fait donc demi-tour, tête basse, honteuse. Lorsque tous ses camarades sont sortis, le professeur se tourne vers elle.

    -Vous êtes de plus en plus distraite en cours, mademoiselle. Et je ne suis pas le seul à l'avoir constater. Mes collègues m'en ont fait part, que vous êtes dans la lune. Lui signale-t-il.

    -Je sais. Lui répond-t-elle d'une petite voix.

    -Quelque chose ne va pas ? Vous avez des problèmes ? L'interroge-t-il ensuite.

    -Non... Tout va bien...

    -Tant mieux... Mais si quelque chose ne va pas, n'hésitez pas à venir nous en parler. Nous sommes là pour aider les élèves en général, pour tout ce qui contribuera à leur réussite.

    -Oui, je sais.

    -Vous pouvez y aller, mais faites un effort de concentration. Conclut-il.

    -Je vais essayer... Au revoir Monsieur.

    -Au revoir Mademoiselle Beaulair.

    L'adolescente sort enfin de la salle devant le regard inquiet de son professeur, qui se demande ce qui peut bien se passer dans la petite tête rousse de son élève, qui était d'une grande attention en début d'année. Charlee traverse les couloirs à toute vitesse, sans pour autant courir, voulant sortir de ce lycée où elle a l'impression d'étouffer. Elle avance, très rapidement, et elle est maintenant à l'extérieur du bâtiment. Beaucoup d'adolescents sont encore devant, à discuter, fumer ou attendre quelqu'un. Elle ne fait pas attention à eux, puisqu'elle se fiche bien de leur personne. Ils n'ont rien d'intéressant qui pourrait l'interpeler. Mais alors qu'elle lève la tête, elle remarque au loin, un jeune homme un peu plus vieux qu'elle, un sourire bienveillant peint sur le visage, le vent faisant voler quelques unes de ses mèches blondes. Son visage juvénile s'illumine et elle se dépêche d'aller à sa rencontre. Elle se jette dans ses bras, heureuse de le revoir, cet homme qu'elle aime plus que tout. Un homme qui lui a beaucoup manqué depuis qu'il est parti. Un homme qui l'embrasse, puis la prend par la main, pour l'emmener autre part. Dans un lieu que lui seul connait, comme toujours, mais un endroit où la jeune fille va passer un merveilleux moment à ses côtés. Elle le sait. Puisque tout devient paradis lorsqu'elle est avec lui...

    Quelques heures plus tard, il est plus de vingt heures, Charlee rentre enfin chez elle. Une fois dans la maison, une forte odeur de tabac s'impose à elle, et la fait grimacer. Sa mère est assise sur le canapé, un verre de whisky dans la main gauche, et une cigarette dans la main droite. Une bien triste image que Charlee a l'habitude de voir quand elle revient d'une longue journée de cours.

    -Où étais-tu ? L'interroge d'une voix morne sa mère, dès qu'elle entend la porte d'entrée claquer.

    -Quelque part, tu ne connais pas.

    -Le lycée a appelé. Ton prof de français plus précisément. Il m'a demandé si tu avais des problèmes. Lui annonce-t-elle. Qu'as-tu fait encore Charlee ?

    -Rien.

    -Fous toi de ma gueule !! Vocifère l'alcoolique, tout en se levant pour faire face à sa progéniture. Je te préviens, ce con de prof appelle encore une fois, ça ira mal pour toi ! Il faudrait que tu bosses un peu, au lieu de faire n'importe quoi ! La vie est une chienne Charlee, il faut que tu l'imprimes si tu n'as pas envie de tout foirer !

    L'adolescente ne répond rien, et se contente de lancer un regard noir à sa génitrice. Sans un mot supplémentaire, elle monte les escaliers, doucement, pour ensuite aller dans sa chambre, et y rester pour le reste de la soirée.

    Elle s'allonge sur son lit, et regarde le plafond. Son esprit vagabonde, et elle s'imagine un monde où sa mère n'est pas elle, où tout va bien. Où tout est beau, où elle pourrait vivre avec son amour aux cheveux blonds. Elle n'a qu'une hâte : avoir dix-huit ans, et pouvoir ainsi partir d'ici, au bras de son ange. Un monde où elle serait heureuse tout le temps, où elle ne subirait plus aucune contrainte. Un monde rempli d'espoirs et de rêves....

    Elle ferme les yeux, et s'endort rapidement.

     

      

     

     


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  • Whataya want from me

    A Belderas, les gens avancent et se croisent sans cesse. Tout un tas d'individus, tous différents, et tous jouant un rôle...

    Parmi eux, il y a Carson Scott, un jeune homme qui ne prend pas la vie au sérieux. Il semble être l'homme qui a l'existence la plus tranquille qui soit. Mais si ce n'était pas vraiment le cas ?

    Dans ces personnes, il y a aussi Katryn Meteyer, jeune femme mariée à un jeune médecin titulaire, et à la tête d'une prestigieuse agence matrimoniale. En apparence, elle a tout pour être comblée. Mais est-elle vraiment heureuse ?

    Et enfin, il y a Curtis Midhow, qui cache son mal-être dans son rêve de devenir comédien. Peu de gens sont suffisament dupe, mais beaucoup se font avoir. Mais si seulement une seule personne pouvait tout changer ?

    Derrière toutes ses apparences, se cache un individu tout ce qu'il y a de plus dangereux. Et pourtant, personne ne se doute qu'il est là, quelque part...

    L'heure est venue de laisser tomber les masques...

     

    N'abandonne pas, je trouverai une solution,

    S'il te plait, ne cède pas, je ne te laisserai pas tomber !

    Cela me perturbe, j'ai besoin d'une minute pour respirer,

    Continue de me tourner autour...

    Hé, que veux-tu de moi ?

    Que veux-tu de moi ?   

    Whataya want from me

     

    Whataya want from me  


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  • Il parait qu'on voit sa vie défiler devant ses yeux au moment de rendre son dernier souffle. Ce qui permettrait à celui ou celle qui quitte le monde des vivants de se souvenir de son existence.

    Je n'y crois pas. De ma vie, je n'en ai aucune trace dans ma mémoire. J'ignore qui je suis, et ce que j'ai été avant d'être un simple esprit. Je me souviens juste de la douleur que j'ai ressenti, au moment où j'ai vu la voiture arriver à toute vitesse vers moi, de la sensation de la vie qui a quitté mon corps après que ma tête s'est violemment fracassée sur le sol.

    Qu'est-ce que je faisais là ? Que s'est-il passé exactement ?

    Je n'en ai pas la moindre idée.

    On pense aussi que les âmes vont dans un autre monde une fois qu'elles ont fini leur vie sur Terre, en suivant une lumière blanche. Cependant, je ne vois aucune lueur, et je ne vois pas comment je pourrais reposer en paix sans savoir qui j'étais. Je ne connais même pas mon nom.

    J'erre dans les rues, sans savoir quoi faire. Personne ne me voit, étant donné que je ne fais plus partie de ce monde.

    Que faire ?

    Il faut que je parte d'ici, que j'aille là où est ma place. Mais comment ? Je ne sais rien de moi, comment pourrai-je connaître le chemin ?

    Je me pose tellement de questions, dont j'aimerai trouver les réponses, ou ne serait-ce qu'un semblant...

      

      


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