• 518

    Soudain, elle vit l’infirmière descendre les escaliers pour ensuite s’en aller après lui avoir dit brièvement au revoir. Son père descendit quelques minutes plus tard, pour se diriger directement en direction du bar. Il sortit un verre pour ensuite se servir un verre de whisky sous les yeux éberlués de sa fille.

    -Papa, tu n’es pas sérieux !

    -Je vais mourir de toute façon, alors autant que je profite de certains plaisirs de la vie. Bougonna aussitôt son père dans un haussement d’épaules désinvolte.

    -Carson a hérité du même vice pour l’alcool que toi. Soupira Rosalie, dépitée par la situation.

    -Ne me parle pas de cet incapable. Marmonna en réponse Richard, n’ayant absolument aucune envie d’avoir des nouvelles de son rejeton qui lui faisait tellement honte. 

     

     


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  • 519

    Sa fille le regarda avec surprise, choquée de sa réaction. Qu’il lui coupait les vivres pour le forcer à réagir, elle pouvait le comprendre. Pour elle, il s’agissait d’une marque d’une profonde affection, montrant qu’il voulait que son fils s’en sorte. Mais si c’était véritablement le cas, il s’intéresserait à la vie de son fils, et ne rejetterait pas tout ce qui touchait de près ou de loin à lui.

    -Papa, tu exagères ! Carson fait des efforts pour s’en sortir ! Il a trouvé du travail ! Il a même une petite amie ! Une avocate ! Répliqua Rosalie, effarée, décidée à défendre vivement son frère.

    -Tu es pleine d’imagination ma fille, je suis admiratif. Mais garde tes belles histoires pour la presse, tu veux bien ? Railla aussitôt Richard, n’en croyant pas un mot. Carson s’efforçant à se lever le matin pour aller travailler ? Les films de science-fiction et de fantastiques étaient beaucoup plus réalistes que cette idée folle. 

     

     


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  • 520

    Rosalie allait protester lorsque quelqu’un sonna à la porte. Tout en jetant un regard noir à son père, elle se dépêcha d’ouvrir pour découvrir son amie Katryn qui venait la chercher. Une idée lui traversa l’esprit, et elle l’invita à entrer. Son amie la regarda avec curiosité, mais elle accepta. Elle découvrit avec stupeur l’intérieur de la demeure. Elle avait toujours su que Rosalie venait d’un milieu aisé mais elle n’avait jamais imaginé à quel point.

    -Papa, je te présente Katryn. C’est une amie, mais c’est aussi la patronne de Carson. Elle est à la tête d’une agence matrimoniale. Informa aussitôt la jeune femme dans l’unique but de prouver à son père qu’elle ne lui mentait. Katryn la scruta avec surprise, se demandant ce qu’il pouvait bien se passer, et pourquoi elle la présentait ainsi à son père. Ce dernier haussa un sourcil étonné, mais ne réagit pas plus que cela. 

     

     


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  • 521

    -Et bien, elle ne doit pas tenir à son agence pour embaucher un incapable comme Carson. Il n’a jamais été fichu de faire quoi que ce soit avec ses dix doigts. S’exclama-t-il aussitôt, avec un certain amusement narquois. L’image de Carson derrière un bureau, supportant des célibataires naïfs et frustrés étaient plutôt comique, et il se dit qu’il était tombé bien bas.

    -Pourquoi dites-vous cela ? S’intrigua Katryn, sincèrement surprise d’une telle réaction. Elle avait répliqué aussitôt, sans même réfléchir, surprenant le vieil homme ainsi que Rosalie. Carson fait un très bon travail. Mon assistante ne s’est jamais plainte, ni les clients ou les partenaires, et il sera bientôt capable de la remplacer lorsqu’elle partira en congé de maternité !

    -Assistant ! Et il a un poste de subalterne en plus de cela ! De mieux en mieux !

    -Cela n’est en rien dégradant, il se révèle très efficace ! Il manque simplement de motivation…

    -Comme c’est étrange, cela ne m’étonne pas venant de lui !

    - …  Chose qui n’est finalement pas si étonnant que ça quand on voit à quel point il est soutenu. Quand on constate à quel point son père est trop exigent et nombriliste pour remarquer le moindre petit effort que fait son fils pour s’en sortir. Rétorqua froidement Katryn, agacée de voir un tel manque de considération dont faisait preuve cet homme. Elle comprit davantage le comportement de son employé, en rencontrant ainsi l’homme qui l’avait élevé. 

     

     


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  • 522

    Le vieil homme ne répondit rien, mais son regard en disait suffisamment pour que la jeune femme comprenne le message. Devant la froideur de cet homme, de qui Carson semblait avoir hérité les traits, la ressemble physique était visiblement le seul point commun entre les deux hommes. Son employé se montrait distant, de mauvaise humeur seulement lorsqu’il était irrité, mais jamais pour être véritablement méchant. Contrairement à son père qui se moquait ouvertement de son fils. Ce qui l’agaçait prodigieusement.

    Rosalie soupira en les observant se toiser avec mépris. Elle prit son amie par le bras en l’invitant à quitter la maison, ce que Katryn accepta sans la moindre hésitation, et prit la direction de la sortie sans même un au revoir de politesse envers le propriétaire de la maison. Elle s’installa rageusement derrière le volant de sa voiture, et perçut la gêne de son amie. Katryn finit par s’excuser pour son attitude, mais elle ne supportait pas l’injustice. Rosalie la regarda avec compassion, et lui dit simplement : « Je comprends. » 


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