• 118

    118

    Alors que ces amis venaient de la rejoindre sur la plage, Lizzie ne put jouer la comédie avec eux. Ils remarquèrent tous les deux que quelque chose n'allait pas, et ils firent alors la réflexion à leur amie une fois que son demi-frère les ait laissé tranquille. L'adolescente ne pouvait pas leur mentir, et elle avait besoin de confier, de parler de cette histoire à d'autres personnes qui ne faisaient pas partie de sa famille. Et des personnes qui pouvaient comprendre l'importance de sa famille à ses yeux.

     -Ca, ça craint. Grimaça aussitôt Emma après que son amie a fini de parler de la maladie de son père. C'est sûr que ça fait drôlement peur cette merde. Faut toujours qu'elle vienne emmerder son monde celle-là.

    -Je te le fais pas dire. Soupira Lizzie de tristesse.

    -Tu avais donc deviné juste. Réalisa à son tour le seul garçon du trio. Tu savais que quelque chose n'allait pas... Souffla-t-il, son regard se perdant dans le vague. Emma lui jeta aussitôt un regard compréhensif, alors que Lizzie était plutôt interloquée par cette étrange attitude. -Mais peut-être qu'il n'est qu'au début de son cancer, qu'il vient de se manifester... Et plus un cancer est découvert tôt, plus les chances de guérir sont élevées. Se reprit-il très rapidement, ne voulant pas subir un interrogatoire de la part de son amie brune, qui pouvait s'avérer être très tétue lorsqu'elle voulait savoir quelque chose.  

      

     


    votre commentaire
  • 119

    119

    -Avec des si, on mettrait Paris en bouteille. Se contenta de répondre la demoiselle Meyers dans un haussement d'épaules tout en scrutant un point invisible sur le sol. Mais j'espère que tu as raison.

    -Ton père est fort, il va s'en sortir. Lui assura Alaric, ne savant pas quoi dire pour aider son amie.

    -Et nous, nous sommes là pour toi Lizzie ! Si quelque chose ne va pas, tu peux nous appeler de jour comme de nuit ! Ca fera chier mes colocataires de chambre à l'internet, mais on s'en fout d'elles ! Affirma la deuxième fille du groupe avec entrain. Bon, évite quand même d'appeler Alaric la nuit, il est grognon s'il a pas ses huit heures de sommeil. Se mit-elle à plaisanter ensuite, ce qui fit sourire d'amusement sa comparse féminine.

    -N'importe quoi ! Mais où es-tu allée chercher ça ? En leva les yeux au ciel le jeune homme, sans parvenir à camoufler une moue amusée.

      

     


    votre commentaire
  • 120

    120

    Les deux adolescents continuèrent à discuter sur la même lancée, tandis que Lizzie se détacha peu à peu de la conversation. Elle se perdit dans ses pensées, oubliant peu à peu qu'elle était sur la plage avec ses amis. Elle ne les entendait même plus. Elle ne faisait plus attention à eux, comme s'ils n'étaient pas là. Elle repensait à ses souvenirs d'enfance, le début de son adolescence, tous les moments qu'elle a passé avec sa famille, et plus particulièrement, avec son père.. 

    -Lizzie! Hey, Lizzie ! L'appela brusquement Alaric, faisant sortir la jeune fille de ses pensées. 

    -Oui ? Qu'est-ce qu'il y a ? Sursauta-t-elle aussitôt. 

      

     


    votre commentaire
  • 121

    121

     -Tu te fais du mal quand tu te souviens de cette manière. Lui répondit alors son meilleur ami. Tu te souviens comme si ton père était déjà enterré, et tu te mines le moral plus qu'autre chose là.

    -Je ne me souvenais pas. Nia aussitôt l'adolescente, bien qu'elle savait qu'il avait raison, comme souvent.

    -Lizzie, je te connais par coeur. Alors, ce n'est pas la peine de nier quoique ce soit, je sais que tu te souvenais des moments passés avec ton père. Ne se laissa pas démonter Alaric avec assurance. Ton père n'est pas condamné, mais je doute que si tu te mines le moral sans cesse ça l'aidera beaucoup. Il faut que tu sois forte pour lui. Comme ça, il pourra se concentrer davantage sur sa guérison.

      


    votre commentaire
  • 122

    122

    -Tu... Tu as sans doute raison... Murmura alors Lizzie. Mais c'est tellement dur...

    -Je sais, mais c'est pour ça qu'on est là. Pour t'aider à rester forte.

    Sur le coup, la brunette ne répondit rien. Elle ne prononça pas un mot. Elle réfléchissait, méditait sur la situation, et Alaric parvenait à le savoir rien qu'en voyant l'expression de son visage. Elle fronçait légèrement les sourcils, elle avait une moue dubitative, son regard n'était pas fixe. Puis, elle leva les yeux, et son ami comprit qu'elle s'était rangée de son avis. Dans le cas contraire, elle aurait poussé un petit soupir censé être discrêt.

    Oui, Alaric connaissait les moindres mimiques de son amie. On dit que l'amour rend aveugle, mais dans son cas, cela l'a rendu beaucoup plus attentif.

    -Tu as raison. Heureusement que vous êtes là d'ailleurs. Je vous en remercierai jamais assez. Finit-elle par avouer en offrant à ses amis un timide sourire.

      


    votre commentaire