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    -Carson !! Comment tu.. Commença-t-elle à pester, de plus en plus agacée par l'attitude désinvolte du jeune homme.

    -Tu m'appelais pour quoi au juste ? La coupa-t-il alors tout en s'avançant tranquillement vers la porte pour sortir de sa chambre et commencer à se préparer en attendant sa soeur. J'imagine que ce n'est pas seulement pour me rappeler que tu viens. A ce que je sache, je ne suis pas encore atteint de la maladie d'Alzheimer.

    -Papa m'a appelé ce matin. Annonça-t-elle, sans pour autant totalement renoncer à ses réprimandes. Elle comptait bien lui reparler de son attitude à un moment ou à un autre, essayant, sans doute naïvement, le faire réagir et le décider à se bouger un peu et à arrêter à tout prendre à la légère.

    -Et qu'est-ce qu'il veut le débris ?

    -Carson ! Arrête de l'appeler comme ça !

    -Je ne fais que dire la vérité. Ce n'est plus qu'un vieux débris. Tellement vieux qu'il oublie qu'aujourd'hui c'est l'anniversaire de la mort de Maman et qu'il vient emmerder ses gosses avec ses conneries. Rétorqua-t-il sans la moindre hésitation et avec une franchise qui déconcerta sa soeur. Elle se contenta cependant de soupirer, blasée du ressentiment de Carson envers leur père. Il ne l'a jamais vraiment apprécié, et elle préférait ne pas chercher à comprendre ses raisons.

      

     


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    -Papa veut te voir. L'informa alors Rosalie, ne souhaitant pas entamer une conversation stérile au sujet des sentiments de Carson envers leur père. Une information qui intrigua aussitôt le jeune homme.

    -Qu'est-ce qu'il me veut ?

    -Il veut te parler. De quoi, j'en sais rien. Lui répondit-elle avec sincérité, aussi étonnée que lui. Il m'a simplement dit que je devais t'emmener avec moi pour aller le voir, et que c'était important. Il n'a pas essayé de te joindre car il se doutait que tu allais l'envoyer sur les roses. 

    -C'est bien, il n'est pas encore complètement sénile. 

    -Carson, tu viendras avec moi voir Papa ? Lui demanda-t-elle d'une voix suppliante. Je te jure que ça allait l'air important pour lui... Il est malade Carson et... Et c'est notre père ! 

    -Je viendrai Rosa, arrête de chouiner. Soupira-t-il, ne pouvant résister à sa soeur lorsqu'elle employait un tel ton. De toute façon, je suppose que je n'ai pas tellement le choix.

      


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    Au même moment en ce vendredi matin, une autre personne venait tout juste de se réveiller, affichant un large sourire heureux sur le visage. En effet, cela faisait quelques jours que la jeune femme était malade, clouée au lit, et elle a enfin pu profiter d'une bonne nuit de sommeil réparateur et se réveiller en étant en pleine forme. Elle regarda brièvement l'heure et son sourire s'élargit. Il n'était pas encore midi, et avec un peu de chance, elle allait pouvoir se rendre à son travail durant l'après-midi, alors qu'elle n'y a plus mis les pieds depuis le début de sa maladie.

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    Katryn se retourna et constata qu'elle était seule dans le lit. Elle soupira, devinant alors que l'emploi de son mari s'est encore une fois montré bien envahissant. Il a beau avoir pris quelques jours de congé pour pouvoir s'occuper d'elle, il était bien souvent bippé pour retourner en urgence à l'hôpital. Chose que Katryn pouvait comprendre, son époux étant un brillant médecin, mais lorsque les appels étaient un peu trop répétés à son goût, surtout lorsqu'il est censé ne pas travailler, cela l'agaçait puisque cela la privait de sa compagnie.

      


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    Katryn ne tarda pas à se lever pour ensuite sortir de sa chambre. Elle se dirigea vers le rez-de-chaussée où elle entendit du bruit provonant de la cuisine. Elle fronça les sourcils, intriguée, puis continua son chemin vers cette pièce. En arrivant dans l'ouverture, elle sourit en voyant son compagnon entrain de préparer le café.

    -Bonjour ! Le salua-t-elle tendrement, ravie de le voir. Il tourna aussitôt la tête dans sa direction et lui offrit un doux sourire, la regardant avec amour et tendresse.

    -Bonjour ! Tu as bien dormi ? Comment te sens-tu ? Lui demanda-t-il tout en mettant la machine à café en marche.

    -Ca va beaucoup mieux ! Et j'ai merveilleusement bien dormi ! Lui répondit-elle joyeusement.

      


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    -J'en suis heureux dans ce cas. Lui susurra alors son homme tout en s'approchant d'elle pour l'embrasser tendrement.

    Le coeur de la jeune femme fit un bond dans sa poitrine, comme à chaque fois que son mari, Jared, faisait preuve de tendresse envers elle. Ils étaient mariés depuis cinq ans et elle ne se lassait pas de lui, l'aimait comme au premier jour. Elle raffolait de cette vie commune, et regrettait qu'il passait trop de temps à l'hôpital. Elle avait parfois honte d'un tel sentiment, ayant l'impression de réagir comme une adolescente qui ne voyait pas suffisamment son petit copain.

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     -Tu es rayonnante. Remarqua Jared en admirant le visage de son épouse tout en souriant. Bon signe de guérison, j'en suis ravi ! Je n'aime pas te voir malade.

    -J'ai eu un bon médecin. Sourit-elle à son tour. Tu restes un peu avec moi ? Demanda-t-elle ensuite, sans pour autant beaucoup d'espoir.

    -Malheureusement non. Soupira-t-il en affichant un moue désolé. Je suis navré, mais je vais devoir aller à l'hôpital. Le violeur en série a encore fait une victime. L'informa-t-il ensuite sur un ton grave.

    -Encore ? En fut choquée Katryn. La pauvre... J'espère que la police va vite l'attraper ce psychopathe.

    -J'espère aussi. Mais il faut que j'y aille là, je t'ai fait du café ! Lui dit-il avant de lui déposer un baiser rapide sur le bout des lèvres.

      


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